Nouveau record d’affluence à Nogent dans l’amphithéâtre de l’UTT de 118 places. Il a été nécessaire d’ajouter des chaises pour accueillir le public à l’occasion du 20ème  CINE TECH au Pôle Technologique de Nogent.

Cette soirée du mercredi 13 janvier 2016 a abordé les recherches et les innovations dans le domaine des robots collaboratifs et leur interaction avec les opérateurs humains.

Quatre films du magazine FUTURE ont été présentés.

1.- DES ROBOTS POUR LES ENFANTS AUTISTES

Nao, un petit robot programmable capable d’interagir avec des enfants autistes. A leur contact, les enfants font d’énormes progrès : ils apprennent mieux et développent des relations sociales dont ils étaient auparavant incapables. Une véritable révolution pour des enfants souvent coupés du monde.

2.- DES ROBOTS CHIRURGIENS

Medtech, une société qui développe des robots neurochirurgicaux considérés comme étant à la pointe dans son domaine. Rencontre avec un homme et des robots chirurgiens extraordinaires.

3.- LES PROTHESES ROBOTIQUES

Aujourd’hui, des prothèses restituent le sens du toucher. Nous avons découvert les dernières innovations autour des prothèses de plus en plus intégrées au corps humain. Des questions éthiques autour de ce nouveau type de transhumanisme se posent…

4.- NOS COLLÈGUES LES ROBOTS avec des applications industrielles
Pour soulager les douleurs liées au travail répétitif (troubles musculo-squelettiques) et épauler les salariés, de plus en plus de cobots ou de “Robots d’Assistance Physique” sont introduits dans les usines. Les cobots de la « société rb3d » à AUXERRE sont très prometteurs. Contrairement aux robots traditionnels, les cobots ne sont pas entourés par des cages. Il y a donc un rapport de proximité beaucoup plus fort entre l’Homme et la machine. Certains cobots sont dotés de capteurs et travaillent à côté de l’Homme. Certains sont même guidés par lui.

Autour de la Terre, Nogentech, le Pôle Technologique, la CCI et l’UTT nous ont ainsi fait découvrir l’univers de la robotique avec toutes les questions que ces nouvelles technologies posent pour leur insertion dans la société.

Après une pause gourmande remarquable mitonnée avec amour par Ermeline Le Mezo et quelques passionnés, Philippe Boujon, Directeur général des Forges de Courcelles a présenté l’intégration des robots dans l’entreprise « forges de Courcelles ».

Philippe Boujon a commenté un film très pédagogique pour illustrer l’intégration des robots industriels et la façon de les faire travailler ensemble.

L’entreprise a commencé par robotiser ce qui était le plus facile, c’est à dire la manutention des lopins. Puis, elle a appris à ses robots à forger!

La nature du travail dans les ateliers des « forges de Courcelles » a beaucoup évolué : la programmation des robots intégrée dans l’entreprise, l’initialisation des cycles, la rigueur dans les changements sont des nouveaux savoir faire qui ont remplacés la force physique. Les robots synchronisés ont encore améliorés les vitesses de production en réduisant le nombre de coup de presse pour produire une pièce.

Les robots sont des machines complexes qui requièrent une solide formation de la part de leurs intégrateurs et de leurs utilisateurs. L’homme peut ainsi visualiser leur état, les initialiser, les lancer en production, les arrêter … La maintenance peut également obtenir des informations prédictives alors même que les robots travaillent.

Suppression d’emploi ou survie de l’entreprise ? La robotisation permet a l’entreprise de rester compétitive. Mais le robot ne peut pas être rentable sur tous les postes de travail. Le métier d’intégrateur est fondamental, c’est une fonction qui est maintenant réalisée par des salariés de l’entreprise. Le robot est maintenant « dans les mains de tout le monde » pour partager les savoirs faire avec les salariés de l’entreprise.

Si on calle la vision virtuelle avec la vision réelle avec des capteurs, on pourra demain permettre au robot d’avoir des instructions de correction pour améliorer les produits réalisé quand les caméras auront résolu le problème de la brillance à chaud.

La sécurité autour des robots est une préoccupation permanente. Mais demain, avec les évolutions de la technologie des capteurs, les robots auront la vue, le toucher (capteur d’efforts), peut être même l’ouïe et l’odorat. Ainsi, les robots seront plus aptes au travail avec l’homme et vice versa …

La supervision est aussi source de progrès. La multiplication des robots sur les postes de travail (jusqu’à 17 robots sur une ligne de forgeage) demande une attention soutenue et rend la conduite de la machine très complexe. La supervision de développe de plus en plus pour permettre à l’homme de s’adresser à distance à un groupe de robots avec une interface graphique.

Ces investissements sont lourds mais plus modulables qu’un investissement pour une machine spécialisé. Le coût d’un convoyeur à chaîne est maintenant proche du coût d’un robot. Le premier intérêt d’investir dans la robotique est donc de permettre la survie de l’entreprise. Il y a une course

Cette longue soirée de partage était trop courte pour poser toutes les questions de l’assistance. Les organisateurs ont du arrêter cette soirée passionnante a 23h et laisser quelques questions en suspend.

NOGENTECH